Représentation
Au cadre du village, Boucherville QC
Presse
Salamandre magazine – Été 2025 no 9
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Caroline Marcant : Délicatesse, couleurs et transparences – Par Katja Prpic
Il y a des destins qui ne se contentent pas de suivre une ligne droite. Caroline Marcant, elle, a choisi de bifurquer. De contourner les évidences. De tracer son propre sillon.
Tout avait pourtant commencé selon le plan : une formation solide en graphisme à Paris, entre l’École supérieure des arts modernes et les Gobelins, ce haut-lieu du savoir-faire visuel. Elle entre dans la vie professionnelle en 1989, au cœur de la France qui crée, qui conçoit, qui imprime des identités comme on grave un blason. Elle trace, structure, agence. C’est le temps des lignes droites et des règles bien faites. Caroline travaille, produit, répond aux briefs. Le métier est là, sérieux. Le regard s’affine, la main se muscle.
Mais en 1999, tout bascule. Montréal. L’hiver, l’amplitude, la solitude parfois. Et surtout : l’espace. Un souffle nouveau. Elle devient travailleuse autonome. Une manière douce de dire qu’elle prend les commandes. Peu à peu, la peinture, longtemps restée en marge, prend le dessus. Elle n’est plus là pour décorer le réel, mais pour le déformer, le réinventer.
Derrière ses toiles, il n’y a pas d’intention publicitaire, pas de message calibré. Il y a l’instinct. Une tache, une couleur, une texture… Et c’est le point de départ d’un voyage intérieur. Elle peint comme on respire : sans calcul. L’émotion est le carburant. Le lâcher-prise, son moteur.
Elle n’abandonne rien de son passé de designer : au contraire, elle en fait un atout. La matière pour elle, n’est jamais neutre. Elle est graphique. Ses espaces sont masses, courbes, tensions. Le monde s’offre à ses yeux comme une structure cachée.
“Lorsque je débute un tableau, je n’ai aucune idée de l’endroit où il va m’emmener. Aucun sketch au préalable, aucune étude, je me lance dans l’inconnu… Le défi est de se laisser surprendre par ce que la toile raconte et de l’accompagner dans ce récit. Quelque part entre abstraction et réalité, je m’amuse à créer un monde parallèle rempli de poésie et de surprises, où, je l’espère, chacun pourra donner libre cours à son imagination.”
CAROLINE MARCANT : Sensibles traversées
Un rythme. Elle le déconstruit, elle le réécrit. Parfois, c’est l’acrylique. D’autres fois, l’encre, le collage, le pastel. Peu importe le médium, pourvu qu’il serve la quête. Caroline Marcant ne peint pas ce qu’elle voit. Elle peint ce qu’elle ressent. Ses tableaux sont des territoires à explorer. Des cartographies de l’âme. À mi-chemin entre abstraction et réalité, ses œuvres parlent une langue silencieuse, celle de l’émotion brute. Chacune invite à un voyage, non pas à l’autre bout du monde, mais au plus profond de soi.
Les expositions s’enchaînent. Solo, duo, collectives. Les symposiums aussi. Brossard, Mascouche, Blainville, Gatineau… Les prix tombent, réguliers, mérités : mention du jury, prix du public, pinceau de bronze… Mais Caroline ne peint pas pour les trophées. Elle peint pour ouvrir des portes. Pour que chacun y projette ses paysages, ses secrets, ses rêves flous.
Elle n’est pas seulement une artiste. Elle est un pont. Une passerelle entre les formes visibles et les mondes intérieurs.

Circle Foundation for the Arts – 2019
Spotlight contemporain Art Magazine. Magazine international imprimé en Europe. Numéro 17, automne 2019.

Magazine radio In Situ – Entrevue du 25 juillet 2018
Le journal des citoyens – 16 août 2017
Le prix de la relève a été remis à Caroline Marcant, de Montréal, qui expose ses œuvres au symposium depuis maintenant trois ans. « Caroline n’a cessé de progresser dans un style qui est pourtant bien difficile, soit l’abstraction », nous dit Mme Depont, organisatrice de l’événement. La gagnante s’est alors dite très heureuse de cette belle reconnaissance : « Trois ans de bonheur, trois ans de plaisir, et encore beaucoup d’années devant moi où j’espère pratiquer la peinture, évoluer et grandir grâce au public que je tiens à remercier ».
JDC-201708pageLe Journal des citoyens — 20 août 2015
Le Symposium accueillait bras grands ouverts les artistes de la relève. Caroline Marcant, designer graphique de profession, avait résolu pour l’année 2015 de commencer à peindre pour de bon. C’était pour elle un moyen de revenir à la matière, sans écran, sans ordinateur, juste elle, sa toile et un grand travail d’introspection. Résultat : de jolis tableaux abstraits avec de magnifiques mariages de couleurs. À son kiosque, aucune toile n’avait de titre parce qu’un titre suggère trop et qu’elle préférait que chacun s’approprie ses œuvres selon leur imagination.
JDC-201508-03